Les griefs d’Assimi Goïta contre Bah N’Daw et son premier ministre

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Le vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, chef de la junte militaire qui a évincé, le 18 août 2020 le président IBK, entretenait, depuis quelques mois, des relations tendues avec Bah N’Daw, président de la Transition, et son Premier ministre, Moctar Ouane.
Au cours de la conférence de presse qu’il a animée, mercredi 26 mai, sur la « colline du pouvoir », le commandant Baba Cissé, conseiller spécial du colonel Assimi Goïta, en donne quelques raisons. Sans, pour autant, entrer dans les détails.
La première raison, dit-il, c’est le blocage, par Bah N’Daw et son Premier ministre, de toutes les initiatives prises, par le vice-président de la Transition. Entre autres, l’audit sur la loi de programmation militaire, à l’origine, selon le rapport du Bureau du Vérificateur général, au détournement de 1.200 milliards CFA.
Ensuite, vient, selon lui, l’empiètement de la Primature sur les questions électorales dévolues au ministère de l’Administration Territoriale, dirigé par le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, membre de la junte militaire au pouvoir. Pour remplacer la CENI dissoute, le ministre de l’Administration Territoriale a créé une « Cellule » au sein de son département. Ce qui n’a pas empêché le Premier ministre de faire de même à la Primature.
Enfin, le refus de Bah N’Daw et de son Premier ministre de mettre aux arrêts les dignitaires du régime défunt, soupçonnés de détournements de fonds publics.
Autres raisons, selon le commandant Baba Cissé, de la tension existant entre les différentes têtes de proue de l’exécutif : la mainmise des deux chefs de l’exécutif sur les fonds destinés à équiper l’armée. Or, même en tant que vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta est chargé, principalement, des questions de Défense et de Sécurité.
S’y ajoutent les décisions prises pour remanier le gouvernement, sans consulter le vice-président de la Transition. Résultat : deux membres influents du Comité National pour le Salut du Peuple (CNST) se sont éjectés de leur poste. Manu militari. Il s’agit, notamment, des colonels Sadio Camara et Modibo Koné, respectivement, ministre de la Défense et de la Sécurité.
Face à tous ces griefs, le désormais ex-président de la Transition n’a apporté le moindre démenti. Du moins, pour l’instant.

Oumar Babi /Canarddechaine.com

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