Vers un mandat unique d’IBK ?

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Sur les trois conditions, nécessaires à sa reconduction à la tête du pays, IBK ne respecte qu’une seule. D’où cette question lancinante, qui triture les méninges de nos concitoyens. A juste raison, d’ailleurs.

Si le Chef de l’Etat doit se succéder à lui-même, à la présidentielle de 2018 prévue dans 12 petits mois, il lui faudra réunir trois conditions principales.
Si la première – les moyens financiers pour sa campagne électorale – est à sa portée, les deux autres conditions, considérées comme les plus importantes, sont loin d’être réunies. Au rang de celles-ci, un bilan sur lequel il doit  s’appuyer pour solliciter le suffrage de ses concitoyens.
Le retour de la paix et de la sécurité au nord et, partant sur toute l’étendue du territoire national, la lutte contre la corruption et la délinquance financière, le retour à une justice équitable pour tous, riches comme pauvres, et d’une école performante et apaisée ; la modernisation de l’administration publique, au service exclusif du citoyen…..
Voici, entre autres, les promesses faites, urbi et orbi, au peuple malien par le candidat IBK lors de la campagne présidentielle de 2013. Promesses sur la base de laquelle, il a été élu avec un score inédit de 77,3 % des voix au second tour.
A 12 petits mois de la fin de son quinquennat, aucune de ces promesses ne semble être tenue. La région de Kidal reste, plus d’un an après la signature du fameux accord de paix, une « République au sein de notre République ».
Jadis concernée par les seules régions du nord, l’insécurité s’est emparée de la quasi-totalité du pays. Aucune ville, ni village n’est pas à l’abri des bandits armés et autres djihadistes, qui tuent, volent et violent. En toute impunité.
Dans le domaine de l’éducation, près de 400 écoles sont fermées, à cause de l’insécurité, au centre et au nord du pays. S’y ajoute la grève illimitée, décrétée depuis plus de deux semaines, par les syndicats de l’enseignement supérieur.
Le pillage des caisses publiques est devenu un sport national. Pour y mettre fin, IBK a décrété l’année 2014, « année de lutte contre la corruption et la délinquance financière ». Mais un an après, c’est-à-dire en 2015, près de 153 milliards CFA ont été passés à la casserole. Du moins, si l’on en croit le rapport du Bureau du Vérificateur général.
Pour l’écrasante majorité de nos concitoyens, l’espoir suscité par l’élection d’IBK à la tête de notre pays a fait place au désespoir à la désespérance.
Autre condition qui fait défaut à IBK pour prétendre se faire réélire à la présidentielle de 2018 : l’absence de structure politique, capable de le « vendre » auprès de l’électorat. Nombreux sont, aujourd’hui, les partis politiques alliés  d’IBK, qui caressent – sous la pression de leur base – de présenter un candidat à la prochaine présidentielle. C’est, entre autres, le cas de l’Adema-PASJ.
A 12 petits mois de cette échéance, IBK n’est plus en odeur de sainteté ni avec son parti, le RPM ; ni avec ses électeurs, encore moins avec les leaders religieux. Qui ont pris une part importante dans sa victoire de 2013. Ce qui fera dire aux analystes politiques que, contrairement à l’imagerie populaire, IBK ne briguerait  pas un second et dernier mandat.
« Il n’aurait jamais accepté de diriger le pays ainsi, s’il était sûr de vouloir briguer un second et dernier mandat », disent-ils. Avant de conclure : « Il surprendra tout le monde, ou presque, en annonçant qu’il renoncerait à se présenter à la présidentielle de 2018 ».
Oumar Babi

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