Société Assistance Aéroportuaire du mali (ASAM-SA) : 156 millions CFA volatilisés de la caisse

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Passation de marchés par entente directe en violation du code des marchés publics, fraude, mauvaise gestion…
Tels sont, entre autres, les dysfonctionnements enregistrés, par le Vérificateur général, à la Société Assistance Aéroportuaire du Mali (ASAM-SA), dont le capital est détenu à hauteur de 15 % par la famille de Tiéman Hubert Coulibaly, ministre de l’Administration Territoriale.

ASAM-SA est une société anonyme d’économie mixte. Estimé à 1 milliard CFA, son capital est détenu à 51 % par l’Etat malien, à 15 % par la famille de Tiéman Hubert Coulibaly. Et le reste, c’est à dire 34 %, par d’autres privés.
Fruit du partenariat public-privé, ASAM-SA s’occupe du traitement des passagers, des bagages et du fret à l’embarquement comme au débarquement à l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako. De 2011 au premier trimestre 2015, elle a réalisé un chiffre d’affaires global de 26,8 milliards CFA.

Mauvaise gestion

C’est sur la saisine d’un député de l’Assemblée nationale, accusant ASAM-SA de mauvaise gestion des recettes engendrées, que le Bureau du Vérificateur général y a envoyé une équipe. Son constat est, pour le moins, ahurissant.
« Le caissier du Centre Fret de la société ASAM-SA n’a pas comptabilisé des recettes des Lettres de Transport Aériens (LTA). Des LTA physiques valorisées et archivées au Centre Fret n’ont pas fait l’objet d’enregistrement, ni dans le brouillard de caisse, ni dans la comptabilité de la société ASAM-SA. Le montant total de ces LTA encaissées, mais non comptabilisées, est de 102,55 millions CFA », relève le rapport du Vérificateur général. Ce n’est pas tout, loin s’en faut.
Le caissier du Centre Fret est, aussi, soupçonné d’avoir minoré les ressources financières issues de ces Lettres de Transport Aérien : « Le montant total enregistré est de 29,39 millions CFA, alors que celui des LTA physiques s’élève à 57,42 millions CFA. Soit un montant compromis de 28,03 millions CFA ».
S’y ajoute la passation des marchés, sans l’autorisation préalable, de la direction générale des marchés publics.
« Les contrats de marchés, conclu par la société ASAM-SA, dont les montants atteignent 100 millions CFA, seuil requérant l’avis de non-objection de la DGMP-DSP, n’ont pas été soumis à celle-ci pour son autorisation préalable. Ces marchés ont été passés, soit par consultation directe, soit par consultation restreinte, en violation des dispositions du code des marchés publics », précise le rapport du Vérificateur général.

Fraude

Quand au directeur administratif et financier, il a payé des travaux non exécutés. Ou partiellement exécutés.
Coût total de ces travaux : 8,14 millions CFA.
Plus grave encore, il n’a pas retenu l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux sur les paiements effectués aux prestataires locaux, non immatriculés. Ces retenus non opérées se chiffrent à 13,59 millions CFA.
La fraude et la mauvaise gestion ont, au total, fait perdre, à la Société assistance Aéroportuaire du Mali (ASAM-SA) plus de 156 millions CFA.
Pour le Bureau du Vérificateur général, les auteurs de cette hémorragie financière doivent en répondre devant la justice.

 
Oumar Babi / Canarddechaîné.com

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