Le Comité de normalisation du football au Mali a animé, samedi dernier, un point de presse, au siège de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), portant sur ses activités.

Sidy Diallo, président du comité,  a commencé par demander une minute de silence pour le repos de l’âme du père de leur collaborateur, Amadou Wane, qui a travaillé plus de vingt ans à la FEMAFOOT.
Le comité de normalisation, a-t-il dit, a élaboré un plan stratégique articulé autour de quatre points : réunification de la grande famille  du football ; la normalisation ; la professionnalisation  et l’audit administratif et financier du bureau sortant. Le comité a créé 22 commissions de travail. Sidy Diallo a soutenu qu’ils ont pris leur bâton de pèlerin pour rencontrer les parties prenantes impliquées dans la gestion du football.  Ils ont rencontré les religieux, les familles fondatrices de Bamako, le CNJ, le président de l’Assemblée nationale et lundi dernier, ils ont rencontré l’ancien président de la transition, Dioncounda Traoré. Partout, a-t-il dit, ils ont obtenu des soutiens. Le président du comité de normalisation a indiqué qu’ils ont envoyé des correspondances à l’ensemble des présidents de ligues, des présidents de clubs de première division, aux collectifs des clubs et ligues majoritaires et à la commission des arbitres. Le siège de la FEMAFOOT est ouvert depuis le 30 mars dernier. Sidy Diallo a déclaré : «  un des points les plus importants aujourd’hui, est le rétablissement des liens avec la FIFA, vous n’êtes pas sans savoir que le football malien est sous la sanction de la FIFA, suite à la dissolution de l’organe directeur. Nous avons une mission composée d’éminents magistrats, avocats et personnes ressources qui maitrisent les rouages de la FIFA. Cette délégation doit se rendre, ce soir, à Lauzanne pour prendre mèche déjà avec le TAS et pour échanger également avec l’avocat malien commis pour défendre ce dossier et nous avons très bon espoir. » Il a rappelé le litige qui oppose Yéli Sissoko et consorts et le bureau dissout. Il a soutenu que le comité ne s’insurge pas dans ce problème, car il entend laver le linge sale en famille. Il a précisé que le comité de normalisation  est une mission bénévole de l’Etat du Mali, qui fonctionne sans budget. Le ministre de l’Economie et des finances, a-t—il ajouté,  a mis à la disposition du comité quarante millions, mais pour le moment, il n’a pas reçu  cet argent.

 

B.D.