‘’Sans Détour’’/Kidal : le pire est à craindre !

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Depuis plus de sept ans, le gouvernement du Mali, les groupes armés signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du processus d’Alger et la médiation internationale, continuent de négocier le retour de l’Etat à Kidal, à travers la réinstallation des services sociaux de base. Des efforts communs qui ont été toujours sabotés et piétinés par la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et ses alliés qui continuent de réclamer la paternité de la région comme épicentre de l’Azawad, qu’ils veulent indépendant.

Pour arriver à cette fin, les rebelles ne cessent de faire des provocations à travers des actes qui portent toujours atteinte au caractère républicain de l’Etat. La dernière provocation concerne une prétendue grâce accordée à des détenus à Kidal ; la délivrance d’autorisations de déplacement sur des sites d’orpaillage en passant par le refus de recevoir les médecins en charge de la lutte contre la maladie à Coronavirus et les nombreux obstacles érigés contre la présence de l’Armée nationale reconstituée.

Ces actes qualifiés d’anti-républicains par le gouvernement, se trouvent justifiés par Mohamed Ould Mahmoud, l’un des porte-paroles de la CMA, par le fait que l’État est absent de la région depuis 2012 et que les mouvements armés présents se voient dans l’obligation de maintenir des services en terme de sécurité, de santé et de justice pour les populations.

La vérité, c’est que le retour de l’Etat à Kidal n’a jamais été le souhait de ces rebelles et ils sont prêts à tout mettre en œuvre pour retarder ou empêcher carrément ce processus, au vu et au su de tout le monde. Le seul motif avancé est que le nord a été délaissé par les autorités. Or, depuis l’indépendance à nos jours, ce sont des taxes des autres régions du pays qui sont allouées au nord. Des ressources qui ont, malheureusement, été dilapidées par une poignée de personnes se disant représentants des communautés des localités. Pire, les quelque projets initiés en faveur des différentes régions du nord ont été pillés par des bandits et trafiquants de drogues avec le soutien des mêmes communautés en place.

Pour régler cette question de Kidal, il va falloir trouver un autre moyen permettant de traiter ces mouvements armés comme tels. Un bandit reste un bandit, un trafiquant de drogues reste un trafiquant de drogues. L’on a beau l’appeler autrement, il reste lui-même et est prêt à tout pour ses sales besognes. Donc, ce n’est pas un accord qui pourra faire raisonner des personnes qui ne connaissent que les sales affaires et ne vivent que de cela.

C’est pourquoi si rien n’est fait, nous ne pouvons dire que notre pays a déjà échappé à la partition. Car, la communauté internationale ne va pas passer tout son temps à notre chevet. Le malheur est que ceux-là qui sont venus nous aider semblent avoir un autre agenda. Voilà bientôt huit ans que ces rebelles et leurs alliés règnent en maîtres absolus sur la majeure partie du nord sans que le gouvernement malien ne soit au courant de ce qui s’y passe réellement.

Ousmane BALLO

Source : Ziré

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