Remaniement ministériel imminent : IBK propose, les charlatans disposent !

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Annoncé pour les tout-prochains jours, le dernier gouvernement, qui devra être piloté par le pragmatique Abdoulaye Idrissa Maïga, sera composé, essentiellement, d’hommes et de femmes à l’intégrité morale et intellectuelle reconnues. Histoire, sans doute, de permettre au président de la Rue publique de redorer, d’une part, son blason au sein de l’opinion publique. Et, d’autre part, de se présenter,  dans 12 petits mois,  comme candidat à sa propre succession.

Généralement, bien informées, nos sources sont formelles : excepté 7 ou 8 ministres, réputés pour leur bilan, tous les autres seront largués dans les jours à venir. Du coup, la course aux « sacrifices » est ouverte : œufs de lapin, pipi de chat, lait de lionne, salive de moustique……… Aucun sacrifice  n’est  difficile à se procurer, ni trop cher, pour rester ministre. Eternellement, au besoin.

Y’a sacrifice !!!!!!

Convaincus de leur départ, certains passent la nuit dans la case de leur féticheur, en compagnie des fétiches, censés garantir leur poste ; d’autres, les plus nantis, auraient fait venir leur marabout, connecté à Dieu depuis plusieurs jours, dans une chambre noire, dans le « Kalwa ». Comme on dit. Dans un cas, comme dans l’autre, l’objectif reste le même : rester au gouvernement.
C’est à la faveur de la controverse, suscitée par son projet de révision constitutionnelle, que « Ladji Bourama » ait découvert, sur le tard peut-être, que l’écrasante majorité de ses ministres sont au gouvernement pour préserver leur bifteck ; plutôt que de l’aider à mettre en œuvre les promesses électorales, qu’il a faites, urbi et orbi, aux Maliens.
Autre raison et non des moindres de ce remaniement ministériel : mettre à l’écart les ministres, jugés proches de la « famille d’abord ». Il s’agit, désormais, pour IBK de s’entourer d’hommes et de femmes à l’intégrité morale et intellectuelle reconnues. En clair, des technocrates à même de réussir,  en 12 petits  mois, ce que les quatre précédents gouvernements  n’ont pu faire en quatre ans. Mission impossible, disent les cyniques. Qu’importe !

Rattraper quatre ans de retard en 12 mois chrono

A un an de  la fin de son quinquennat, IBK croit encore au « miracle ». Il croit pouvoir trouver ces « oiseaux rares », capables de l’aider à finir son premier mandat en beauté. Avec, à la clé, le redéploiement de l’administration à Kidal, l’accélération du processus de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion ; le réarmement moral et matériel des forces armées à travers l’acquisition de nouveaux matériels militaires, le défilé des « bouffecrates » devant les « magostrats »…….
Candidat ou pas à sa propre succession, IBK est condamné à gagner ce pari. Du moins, s’il veut quitter le pouvoir avec les honneurs. Ou solliciter le suffrage de ses concitoyens pour un second et dernier mandats.
En somme, tout dépendra de la qualité  des hommes et des femmes, chargés de l’accompagner dans cette lourde et délicate mission ; mais aussi, des marges de manœuvre, dont ils disposeront pour mettre leurs compétences en œuvre.

Oumar Babi

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