Recettes douanières : un record de plus de 44 milliards CFA

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La direction générale des douanes a réalisé, en octobre dernier, une recette globale de 44,3 milliards CFA. Une performance exceptionnelle qui vient infirmer les contre-performances annoncées, ces deux dernières semaines, par une certaine presse en mal de scoop.

Sur ces 44 milliards CFA, le Bureau des Produits Pétroliers (BPP) a réalisé plus de 15 milliards CFA, pour ne pas dire 16 milliards CFA, et le reste, c’est-à-dire plus de 28 milliards CFA ont été recouvrés sur les marchandises solides.
Appréciée, à sa juste valeur par l’hôtel des finances et les partenaires techniques et financiers du Mali, cette performance traduit la détermination de l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta d’être, en décembre prochain, au rendez-vous des objectifs de recettes, à elle assignés en janvier dernier, par le gouvernement.
Deux  constats s’imposent. Le premier est que le Bureau des Produits Pétroliers (BPP) a, une fois de plus, respecté la tradition. Avec, à la clé, une réalisation de 16 milliards CFA ; tandis que le second indique que, pour la première fois, les recouvrements sur les marchandises solides ont atteint plus de 28 milliards CFA, contre 22 milliards CFA il y a quelques mois. Cette hausse de plus de 6 milliards CFA, sur les marchandises solides, s’explique par la rigueur du Bureau des Renseignements et des Enquêtes douanières dans le traitement des dossiers ; mais aussi, par sa volonté de lutter contre la fraude. Sur terre, sur mer comme dans les airs.
Contrairement aux informations distillées çà et là, les recettes du Bureau des Produits Pétroliers n’ont jamais baissé. Bien au contraire. Elles ont plus que doublé depuis l’arrivée, en avril 2015,  de l’inspecteur Mamadou Traoré à sa tête. Depuis, le « Bureau du Pétrole », comme on l’appelle, a vu ses recettes passer de 7 milliards à 16 milliards CFA. Avec, parfois, des pics de 18 milliards CFA par mois. Cette légère baisse – du moins si on peut l’appeler ainsi – s’explique par la baisse du prix des hydrocarbures à la pompe.
Pour rappel, c’est sur instruction du gouvernement, soucieux de maintenir les prix des hydrocarbures à un prix raisonnable,   que la direction générale des douanes a accepté de perdre 2 milliards CFA sur ses recettes. Particulièrement, sur les recettes du Bureau des Produits Pétroliers (BPP) de la douane.  C’est ce qui a ramené ses recettes, qui étaient de 18 milliards CFA, à 16 milliards CFA par mois.
Malgré tout, la douane malienne s’impose comme l’une des plus performantes dans la sous-région ouest-africaine. Notamment, dans le recouvrement des droits et taxes dus à l’Etat ; mais aussi, dans la lutte contre le trafic de drogue, la fraude et les produits psychotropes.
D’ici fin décembre, tout semble être mis en œuvre par l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta pour être au rendez-vous des objectifs de recettes, à elle assignée, par le gouvernement.
Oumar Babi