Recettes douanières : un record de 51 milliards CFA en mars

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Colonel Ali Coulibaly
Durant le mois de mars, qui vient de mourir il y a seulement cinq jours, les recettes douanières ont, pour la première fois dans l’histoire de la douane malienne, atteint 51 milliards CFA. Une performance inédite, saluée par l’hôtel des Finances ; mais aussi, par les partenaires techniques et financiers du Mali. Notamment, le FMI (Fonds Monétaire International) et la Banque Mondiale.

 

Si en février dernier, les recettes douanières étaient estimées à 46,2 milliards CFA, le mois suivant, c’est-à-dire en mars dernier, elles ont battu tous les records. En effet, pour la première fois, dans l’histoire de la douane malienne, les recettes mensuelles ont franchi la barre des 50 milliards CFA pour se stabiliser à 50,9 milliards CFA.
A l’origine de cette performance, l’équipe de l’inspecteur principal  Aly Coulibaly. A sa mise en place, en janvier dernier, nombreux étaient les observateurs avertis, qui ne donnaient pas chère de sa peau. Le défi est grand, très grand, voire immense, dans un contexte économique morose.
Sous son prédécesseur, l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, les objectifs de recettes étaient de 523 milliards CFA en 2016. Avec la nomination de l’inspecteur principal Aly Coulibaly, ces objectifs de recettes ont été revus à la hausse : 585 milliards CFA ; soit l’équivalent d’une recette mensuelle de 49 milliards CFA par mois, contre 45 milliards CFA sous son prédécesseur.
Avec ce record battu, en mars, l’équipe de l’inspecteur principal Aly Coulibaly envoie un signal fort aux autorités maliennes : « nous serons à la hauteur de la mission que vous nous aviez confiée ».

Les raisons de cette performance

Pour parvenir à ces résultats, l’inspecteur principal Aly Coulibaly a dû faire appel à sa longue et riche  expérience, en mettant l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Outre les changements opérés à la tête de certains bureaux des douanes, le tout-nouveau directeur général a fait appel à son flair pour maintenir certains chefs de bureau à leur poste. La suite, on la connait : un record jamais atteint dans l’histoire de la douane malienne.
Autre explication de cette performance : la rigueur observée par le Bureau du Renseignement et des Enquêtes douanières dans le traitement des dossiers liés aux marchandises solides. Grâce à sa vigilance, toutes les marchandises ont, depuis leur port d’embarquement jusqu’au cordon douanier, été convoyées dans les règles de l’art. Ce qui explique la nouvelle hausse des recettes engrangées par les marchandises solides. Celles-ci sont passées de 30 milliards CFA, en février dernier, à 33,7 milliards CFA en mars. Soit une hausse de 3,7 milliards CFA en un mois.
Même rigueur et même performance constatées au Bureau des Produits Pétroliers (BPP), plus connu sous le nom de « Bureau du Pétrole ». Il est loin, très loin, le temps où les recettes de ce bureau étaient estimées à 3,5 milliards CFA par mois. C’était en 2012 où le Bureau des Produits Pétroliers était dirigé par l’inspecteur Diaguély Diakité, aujourd’hui chef de la Division Recherches et Interventions de la douane.
Sous le colonel Mamadou Traoré, ce bureau génère  six fois plus de recettes qu’en 2012. Si en février dernier, il réalisé 16,2 milliards CFA, en mars ses recettes ont connu une hausse substantielle : 17,1 milliards CFA. Soit un excédent d’environ 1 milliard CFA.
Au ministère de l’Economie et des Finances, cette performance de l’équipe de l’inspecteur principal Aly Coulibaly a été accueillie par un tonnerre d’applaudissements. Pour l’un, comme pour l’autre, ces recettes engrangées durant le mois d’avril traduisent sa volonté inébranlable d’être au rendez-vous des 585 milliards CFA en décembre prochain.

Oumar Babi