Recettes douanières : un record de 46,2 milliards CFA en janvier

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Comparée aux recettes de février 2015, un mois après la nomination de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta à la tête de la direction générale des douanes, la recette de janvier 2017 est un record ; non seulement, au regard du contexte économique peu favorable ; mais aussi, de la crise financière internationale, qui n’épargne pas notre pays.

C’est connu : il faut, environ, trois mois à un nouveau  directeur général des douanes pour retrouver ses marques. Et, du coup, prendre son élan pour atteindre son quota mensuel. Un mois après sa nomination à la tête des douanes, l’ex-directeur général, Modibo Kane Keïta – qui vient de faire valoir ses droits à la retraite -, avait engrangé une quarantaine de milliards CFA, contre 37 milliards CFA sous son prédécesseur.
C’est dire que pour un coup d’essai,  l’équipe de l’inspecteur général Ali Coulibaly a fait du mois de janvier dernier, un véritable coup de maître.
Considéré comme le plus gros pourvoyeur de la douane en argent frais, le Bureau des Produits Pétroliers (BPP) a, sous la direction du colonel Mamadou Traoré, vu ses recettes passer de 7 à 12 milliards CFA par mois. Et de 12 à 18 milliards CFA par mois. Avec, parfois, des pics de 19 milliards CFA.
Le « Bureau du Pétrole », comme on l’appelle, réalise donc, à lui tout seul, la moitié,  – ou presque -,  des recettes engrangées par l’ensemble des bureaux de douane du Mali.
Au cours du mois de janvier 2017, il a réalisé, environ, 16 milliards CFA. « Ceci est dû au fait que les opérateurs pétroliers ont rencontré des difficultés à mobiliser leurs fonds auprès des banques », explique une source proche de la direction générale.
Autre maillon essentiel de cette performance : la rigueur dont la Sous-direction du Renseignement et des Enquêtes Douanières a fait montre. Avec son  fameux « couloir de la mort », elle s’est – une fois de plus – montrée « intraitable » dans la surveillance des marchandises. Depuis le port d’embarquement jusqu’à la direction des douanes, en passant par les différents cordons douaniers.
Preuve, si besoin est, le tout-nouveau directeur général des douanes dispose d’une équipe dynamique et compétente pour être au rendez-vous des objectifs de recettes, estimés cette année à 585 milliards CFA, contre 523 milliards CFA en 2016. Soit une hausse non-négligeable de 62 milliards en 2017.
Dans les semaines à venir, l’inspecteur général Ali Coulibaly doit pourvoir en cadres, les bureaux de douanes, dont les chefs et leurs adjoints (une quarantaine, nous dit-on) partis à la retraite, au terme d’une carrière bien remplie ; mais aussi, procéder à un jeu de chaises musicales à l’interne.
Toute chose qui permettra, dans les mois à venir, de booster davantage les recettes à travers le recouvrement des droits et taxes dus à l’Etat.
Oumar Babi