Primature : après Van, Baby ?

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De sources haut perchées, c’est l’actuel ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle qui serait pressenti pour succéder, dans les jours à venir,  à Modibo Keïta, alias « Van Mo’ », à la tête de la Primature.

Parmi les successeurs potentiels de Modibo Keïta, à la tête du gouvernement, quatre noms circulaient : Soumeylou Boubeye Maïga, ancien ministre de la Défense et actuel secrétaire général de la présidence de la République ; Mohamed Ag Erlaf, ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat ; Abdoulaye Idrissa Maïga, ministre de la Défense et Boubou Cissé, actuel ministre de l’Economie et des Finances.
Au lendemain du congrès du RPM (Rassemblement Pour le Mali), tenu les 22 et 23 octobre derniers, un cinquième larron est venu s’ajouter aux quatre premiers : Mahamane Baby, actuel ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.
A en croire nos sources, généralement, bien informées IBK a décidé, désormais,  de calmer la tension,  qui persiste au sein de sa famille politique, en coupant la poire en deux : satisfaire le clan Tréta en lui concédant, d’une part, le poste de président du parti qui blanchissait ses nuits. Et, d’autre part, taire les mauvaises langues qui l’accusent de ne pas choisir son Premier ministre dans les rangs du RPM.
Ce faisant, IBK croit, non seulement,  avoir mis fin aux dissensions internes du parti ; mais aussi, de mettre les militants du RPM en ordre de bataille pour  la présidentielle de  2018. Qui semble pointer, déjà, le bout du nez.
Ancien fonctionnaire international, Mahamane Baby semble être un bon choix. Il  a occupé, successivement, les fonctions de chargé de portefeuille Caraïbes et Pacifique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Auparavant, il a été chargé de l’administration à ICRISAT, coordinateur-adjoint à l’USAID, consultant à la Banque mondiale.
A sa nomination, en 2013, au poste de ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Mahamane Baby était chargé du portefeuille Afrique de l’Ouest et du Centre au PNUD.
Ce n’est pas la première fois que le nom de Mahamane Baby circule parmi les successeurs potentiels de Modibo Keïta. Il y a six mois, une autre source, proche de l’actuel  chef du gouvernement, nous annonçait ceci, sous le sceau de l’anonymat : « Il a été convenu, entre IBK et Modibo Keïta, qu’il fallait préparer Baby à cette tâche ».
Natif de Goundam, localité située à 90 km de Tombouctou, Mahamane Baby est considéré, à tort ou à raison, comme l’un des plus « fidèles lieutenants » d’IBK. En poste en Allemagne, il n’hésitait pas souvent à prendre sa plume pour défendre celui qu’il appelait, affectueusement, son « Vieux ».
Une taille au-dessus de la moyenne, athlétique, élégant en costume comme en boubou, Mahamane Baby manie, à la perfection, les langues de Shakespeare et de Goethe. Au sein du RPM, il fait l’unanimité. Ou presque.
« Il est sympathique et il joue collectif au sein du parti où, tout le monde l’apprécie, y compris ses éventuels adversaires politiques », nous confie un de ses camarades, qui a requis l’anonymat.
En cédant son fauteuil de président du RPM à Bocari Tréta, secrétaire général du parti et ex-ministre du Développement Rural limogé dans des conditions troubles,  et la Primature à Mahamane Baby, membre influent du Bureau Politique National du parti au pouvoir,  IBK entend, désormais,  se réconcilier avec sa famille politique, en vue de la « grande guerre » de 2018.
Une famille politique qui l’accusait, il y a peu, de privilégier d’autres cadres au détriment de ceux du parti à la Primature. Comme ce ce fut le cas de Mr Oumar Tatam Ly, Moussa Mara et Modibo Keïta… tous étrangers au RPM.
Le Mollah Omar