Paysage politique : enracinement difficile pour le Morema de Me Kassoum Tapo

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Le Mouvement pour la Refondation du Mali (Morema) a été officiellement lancé, ce dimanche 4 avril, au Palais des Sports de Bamako. Le mouvement « hybride » a réussi à faire le plein de la salle de basket, mais le public n’était pas celui de la refondation du Mali annoncée.

maliweb.net – Il est 16h30 quand les deux principaux leaders du mouvement font leur entrée dans la salle. En costume, à l’occidental, conformément à son habitude vestimentaire, Me Tapo devançait de quelques pas le jeune prêcheur Chouala Bayaya Haidara, tout de blanc vêtu. Faisant le tour de la salle, les deux ‘’camarades’’ ont salué, des signes de la main, la foule des grands jours amassée dans la tribune. Place aux interventions.

A tout seigneur tout honneur, dit-on. C’est à Boubacar Yalcoué, en sa qualité de porte-parole du Collectif de l’activiste Ras Bath, de prendre le premier la parole. Yalcoué justifie l’intégration du CDR dans le mouvement créé par l’avocat principal dans l’affaire de déstabilisation de l’Etat qui a conduit Ras Bath en détention. « Nous sommes d’office partie intégrante du MOREMA », a indiqué Boubacar Yalcoué. Si Yalcoué a été le premier à prendre la parole, c’est parce que 2/3 du public était mobilisé par le CDR. Un public venu clamé la libération, sans délai, de leur Guide.

La carte du Mali greffée sur le tronc d’un arbre verdoyant avec ses racines hors de terre, tel est le logo du Mouvement pour la Refondation du Mali. L’enracinement difficile du Morema dans le paysage ‘’ politique’’ n’est pas que figuratif, il est bien réel. En effet, outre le public du CDR, des jeunes diplômés sans emplois étaient dans la salle. Comme dans la plupart des mobilisations politiques au Mali, on notait surtout une forte présence des adolescents, non encore politiquement aptes.

« Je suis là pour les opprimés. Partout, où les opprimés sont, je suis » a plaidé le prêcheur Chouala Bayaya pour justifier sa présence. La caution ‘’ morale’’ du nouveau mouvement a surtout saisi la tribune pour lancer des pics aux autorités.« Des dictateurs nous dirigent, mais on n’asseoira  pas pour les laisser nous berner », a affirmé Chouala Bayaya, dans ses efforts à se faire entendre au-delà des assourdissantes vuvuzelas.

Me Tapo à la barre…

« Jour béni du Seigneur », Me Tapo a salué ce dimanche 4 avril qui enregistré le lancement de son mouvement. Toutes les personnalités du Mali ont été invitées a indiqué l’avocat et l’homme politique. Le Cardinal Jean Zerbo et le Révérend Ag Nock n’ont d’ailleurs pu faire le déplacement « à cause de la célébration de la fête de Pâques », a rapporté Me Tapo. En vérité, à part les deux leaders du mouvement, aucune personnalité connue des médias n’a fait le déplacement au Palais des Sports.

« Le Mali se perd et se meurt », a décrié l’avocat. Et d’ajouter : « le bateaux Mali prend de l’eau et il coulera si l’on ne prend garde ». Pour « sauver » le bateau Mali dont il se dit accrocher à la barre du gouvernail, Me Kassim Tapo appelle tous les Maliens à rejoindre son mouvement. Il dit soutenir la « transition voulue par le Peuple », à condition que les personnes détenues soient libérées et que les droits des citoyens soient respectés.

A l’issue de meeting, le Morama est certes né, mais l’argument de refondation de l’Etat du Mali, de surcroit par des deux anciens dignitaires du régime IBK, semble léger pour fédérer les acteurs majeurs de la scène politique autour du projet.

Mamadou TOGOLA/maliweb.net

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