Meeting de la Plateforme « An Tè A Bana » à la Bourse du Travail : une mobilisation générale et une détermination sans faille

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Jeudi dernier, le meeting de la Plateforme An Tè A Bana a mobilisé une foule gigantesque. De l’aéroport, à la Bourse du Travail, Ras Bath, porte- parole de la Plateforme, qui revenait d’un périple européen, a mis plus de trois heures de temps, à cause du rassemblement compact des hommes qui suivaient le cortège, au fur et à mesure qu’il avançait. C’est donc un monde impressionnant que Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath a trouvé devant la Bourse du travail. On lui a apporté le micro, car, il ne pouvait pas descendre du véhicule où il se tenait, poing en l’air. Quand il a commencé à parler, la foule était en délire. Nous avons interrogé quelques manifestants !

 

Gaoussou Diallo dit Ras Dial

Gaoussou Diallo

Ils disent qu’ils veulent mettre Ras Bath en prison, or, selon la loi, toute action dont les dommages sont supérieurs aux avantages doit être abandonnée. Les membres du RPM ont écrit au juge Dramane Diarra de la commune IV, pour lui dire que s’il exécute ce qu’il s’apprête à faire et que leur pouvoir chute, il en garde seul la responsabilité. Ce n’est pas Bathily seul, c’est le patriotisme, avant tout, car Bathily parle au nom du pays. Tu ne peux pas être un Rasta, un fan de Nelson Mandela, de Martin Luther King, de Marcus et accepter que quelque chose arrive à Ras Bath. Sa tournée a été une occasion pour beaucoup de Maliens de l’extérieur, qui ne se voyaient pas, de se rapprocher. C’est l’actualité, on demande à Ras Bath, dès son arrivée, de parler au nom du pays, au nom des enfants du pays, car, nous craignons ce qui est arrivé récemment à Madou Kanté. Nous aidons le pays, avec beaucoup de réserves. Je lance un appel à tous, pour qu’ils nous rejoignent dans la Plateforme An Tè A Bana, car, nous, ici, à Bamako, nous sommes déterminés à combattre l’ennemi. L’heure du rassemblement a sonné.

Ibrahim Yatassaye, société civile

Ibrahim Yattasaye

Je vous salue. Nous sommes venus accueillir Ras Bath qui est notre guide révolutionnaire. Il a été condamné à un an de prison, mais, je salue aussi le juge pour n’avoir pas fait de mandat de dépôt. Donc, ce n’est pas une querelle, puisqu’il n’est pas sous mandat de dépôt. On a demandé à ce qu’on ne touche pas à la constitution. Que Dieu verse de l’eau bénie sur cette affaire. C’est pour toutes ces raisons que nous attendons Ras Bath et j’en profite pour saluer tous les Maliens. (Au présidium) Nous devons nous unir comme un seul homme pour qu’IBK s’en aille.

Aboubacar Chérif Haidara, secrétaire général du parti Lumière

Aboubacar Chérif Haidara

Nous sommes toujours dans la même mouvance, continuer la pression, car le gouvernement n’a pas fléchi. Comme nous l’avons toujours dit, nous ne sommes pas pour la réforme constitutionnelle. Ras Bath est le porte-parole de la Plateforme An Tè A Bana. Il est prévu qu’il arrive de voyage aujourd’hui et que, dès son arrivée, il nous rejoigne ici.

Tiéblé Dramé, président du PARENA

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Nous demandons au chef de l’Etat d’abandonner cette réforme. Ce n’est ni le moment, ni la façon de faire. Ce projet de révision constitutionnelle viole la constitution,  or, les dirigeants du pays ne doivent pas violer la constitution du pays. Le président de la République n’a pas d’autorité à Kidal, dans la région de Ménaka, à Taoudénit, Mopti, Djenné, Youwarou, Téninkou, dans certaines zones de Niono et du Macina. Comment peut-il, alors, organiser un référendum dans des zones qui lui échappent ? Qu’il écoute les enfants du pays et qu’il revienne sur sa décision.

Hammadoun Amion Guindo, secrétaire général de la CSTM

Amion Guindo2

Ce n’est pas le moment d’organiser un référendum. Si le président observe les marches, les meetings, il doit savoir que les Maliens ne veulent pas de ce référendum. Si vous parlez à quelqu’un : une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, je crois qu’il doit vous écouter. Si cela dépasse cette situation, s’il refuse, je demande aux responsables des associations, des partis politiques, des syndicats de se concerter pour voir quelle action entreprendre, conformément à la constitution, car, on ne peut pas, chaque fois, faire des marches et des meetings. Si un chef d’Etat ne veut pas suivre la loi, c’est qu’il pousse les autres, aussi, à ne pas la suivre, or, nous ne voulons pas en arriver là.

 

Propos recueillis par Baba Dembélé

 

 

 

 

 

 

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