Les blablateurs

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Me Mountaga Tall, président du CNID/FYT

 

La nécessité ne s’impose pas pour tenir une conférence nationale. Elle ne saurait être considérée ou qualifiée de conférence refondatrice qui n’a lieu qu’en cas de rupture de l’ordre constitutionnel ou de contestation des élections donc de la légitimité du pouvoir. La finalité de cette conférence est l’élaboration d’une charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale.

Mahmoud Dicko,  président du Haut Conseil Islamique

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Jamais au grand jamais, les Bambaras, les Dogons, les Sénoufos, les Peuls ou n’importe quelle autre communauté ne s’en prendront à une autre communauté à cause de son appartenance ethnique ou religieuse. Nos ancêtres ont vécu en parfaite symbiose durant plusieurs siècles ce n’est pas maintenant que nous allons nous entretuer les uns les autres

Ahmed Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre

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La paix ne se décrète pas. Il faut payer le prix. L’Etat doit s’affirmer et être fort. Sans Etat fort, il ne peut y avoir de paix, de démocratie, de respect des textes et règlements. Sinon, il n’y a pas de conflit entre les communautés. Il y a seulement les bandits armés qui veulent semer le désordre. Face à eux, il faut un Etat fort.

Me Harouna Touré, président de la Plateforme, à propos du retard dans la mise en œuvre de l’accord

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Il y a aussi cette folle envie de certains des acteurs publics et rebelles (CMA / Plateforme) de se prendre pour ce qu’ils n’ont jamais été, c’est à dire des héros,  des Aristote, des républicains.

Mohamedoun Dicko, président d’honneur ADEMA

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Aujourd’hui, l’Etat doit reconnaitre son erreur en nommant le gouverneur de Kidal sans consulter la CMA. Ils n’ont pas dit qu’ils s’opposent à la nomination d’un gouverneur. Même si du point de vue de la loi, le gouvernement a le droit de nommer le gouverneur, mais compte tenu de la situation particulière, il faudrait faire attention.

Me Abdoulaye Garba Tapo, ancien ministre de la justice

Me Abdoulaye Garba Tapo

Depuis la chute du Président ATT et même avant son départ, nous avons assisté  à des tentatives avortées de révision de la Constitution et à des réformettes de circonstances sans lendemains… Cette frénésie est toujours d’actualité  dans la mesure où une véritable  course contre la montre semble s’engager pour nous doter d’une constitution flambant neuve.

B.D.