Au cours du Conseil des ministres extraordinaire, tenu dimanche dernier, le président IBK a indiqué : « Comme je l’ai toujours dit, le chemin vers la paix et la sécurité est sinueux mais il n’existe pas d’autre alternative à la sortie de crise. Je demeure tout aussi convaincu que nous ne pourrons gagner ce combat qu’en poursuivant les efforts exceptionnels que nous consentons sur nos ressources propres pour le renforcement des capacités opérationnelles de nos forces armées et de sécurité et pour le réarmement moral de nos soldats. Vous devrez maintenir cet effort en l’articulant sur nos engagements en matière de sécurité collective afin que notre outil de défense soit apte à s’insérer dans le dispositif de la future Force Conjointe de G5 Sahel. » Dommage que ce ne soit qu’aujourd’hui qu’IBK se rende compte qu’il faut compter sur ses propres ressources pour se réarmer. Ce ne sont pas  les partenaires techniques et financiers qui vont nous offrir des avions de combat. Il a eu beau vociférer, parlant de promesses non tenues, à propos d’avions et d’hélicoptères promis, il n’a rien obtenu de consistant, capable de faire fuir les terroristes du Nord du Mali. Pour compter sur ses propres forces, il faut commencer par puiser dans ses propres fonds.

 
B.D.