Le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maiga, tape du poing sur la table

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Lors du premier conseil de cabinet, le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maiga a soutenu que le président de la République leur a accordé sa confiance dans un contexte de défis, de difficultés et d’urgences. Il a ajouté : « cet avenir est plutôt un chantier ouvert qu’un simple acquis qui nous interpelle. Invitation à plus d’éthique. Interpellation forte à plus d’efficacité. Notre équipe gouvernementale doit relever d’immenses défis. » Rien n’est moins clair, au moment où le front social est bouillonnant et que l’insécurité persiste. Le Premier ministre a indiqué : « La question de la gouvernance constitue également un défi majeur. Notre pays a besoin d’une gouvernance qui sait adapter la bonne méthode au contexte et d’un gouvernement, sachant se mettre au service des légitimes aspirations de nos populations, doit se montrer exemplaire par des actes concrets. Je voudrais que notre équipe s’inscrive dans une vision stratégique claire, nourrie par l’ETHIQUE DE LA GOUVERNANCE ET DE LA REDEVABILITE. » Ces mots martelés révèlent combien le Premier ministre conçoit la situation du pays qui ne mérite plus d’être piloté par des opportunistes, des amateurs, ou simplement par ceux qui sont venus se faire les poches. Il tape du poing sur la table, en ajoutant que c’est ainsi qu’ils pourront remettre les Maliens au travail. C’est donc avouer que les Maliens ne travaillent pas. Il demande au gouvernement d’accepter de faire des sacrifices : gérer avec rationalité et efficacité, réduire le train de vie de l’Etat, à commencer par la « rationnalisation » des dépenses au sein des départements ministériels mais aussi, à la Primature, voire dans d’autres services publics. Il appelle à la « redevabilité » contre les postures « budgétivores ».

B.D.