IBK : « je ne répondrai pas aux provocations de la presse alimentaire ! »

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C’est depuis le Qatar,  où il est en visite à la tête d’une forte délégation, que le président de la Rue publique a, de bien et de bonne grâce, voulu nous accorder cette interviou imaginaire. Ou presque. Entre les visites des monuments historiques et les audiences accordées à ses homologues africains, IBK a répondu à nos questions. Sans détour.

Mr le président, à en croire les services secrets français, c’est le Qatar qui finançait le chef du groupe terroriste touareg Ansar Dine. En avez-vous parlé, lors de votre rencontre avec l’émir du Qatar ?

Je n’ai pas abordé cette question avec lui.

Peut-on savoir pourquoi ?

Non, vous ne pouvez pas savoir pourquoi !

Avez-vous évité la question, parce qu’elle fâche ?

Peut-être oui, peut-être non !

Pouvez-vous être plus clair, Mr le président ?

Nous avons parlé de l’insécurité au Mali, de la lutte contre le terrorisme et de la crise de « Tigadéguè » au Qatar. Mais pas d’Iyad.

Mr le président,  le cas Iyad n’est pas plus important pour notre pays que la crise de « Tigadéguè » ?

Qui t’as dit ça ? Tu n’es un Maninka, donc tu ne peux rien comprendre à une crise du « Tigadéguè » et de ses répercussions sur la vie des Qataris.

La presse annonçait, à longueur de page, que vous êtes rendus à Bakou pour des soins. Qu’en dites-vous ?

Même si je me rends aux Iles Galápagos pour soigner mon rhume, où est le problème. C’est sûr que cet article a été publié par la presse privée…. De presse. C’est à croire que ce journal n’a rien à se mettre sous la dent. C’est dommage ! Je ne réponds pas aux provocations de la presse alimentaire.

Mr le président que préconisez-vous pour mettre fin à cette insécurité générale, qui n’épargne aucune ville, aucun village…

Tout sera mis en œuvre pour assurer la sécurité des Maliens et de leurs biens !

Depuis quatre ans, Mr le président, vous nous répétez la même chose ; pendant ce temps, la situation s’empire de jour en jour.

C’est faux ! C’est la première fois que je fais cette déclaration. Je fais ce que je dis et je dis ce que je fais. C’est le « Kankélintigui », le seul, l’unique.

Mr le président, à cette insécurité endémique s’ajoute une misère qui a franchi le seuil du tolérable. Le savez-vous ?

Si j’en crois ce que me rapportent mes ministres et mes proches collaborateurs, les Maliens ne se sont jamais à l’aise que sous mon régime.

Avez-vous interrogé vos concitoyens pour connaître leur avis sur la question ?

Ce n’est pas nécessaire. Cela se lit sur leur visage, leur ventre de plus en plus bedonnant.

Mr le président, le pays va –t-il rester dans cette situation jusqu’à la fin de votre mandat ?

T’es sourd ou quoi ? Je viens de te dire que tout sera mis en œuvre pour protéger les populations et leurs biens ! Attends, Le Mollah, tu me cherches ou quoi ? Je n’ai pas de temps à perdre. L’émir du Qatar vient de m’appeler pour aller boire du lait de chamelle. Tu en veux, Le Mollah ?

Comment allez-vous me l’envoyer, Mr le président ?

T’inquiète pas, je le ferai par SMS ou, à défaut, par Viber.

Propos recueillis
par Le Mollah Omar