IBK : « c’est à dessein que j’ai choisi de surseoir à la révision constitutionnelle et non de l’annuler : cela veut dire ce que cela veut dire !

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Le Chef de l’Etat a changé. Complètement. Il  semble s’être assagi, au sortir du bras de fer qui l’a opposé, deux mois durant, à ses concitoyens au sujet de son projet de révision constitutionnelle. Le visage émacié et les traits tirés, IBK semble avoir été marqué par  cette épreuve. Qui  aura été dure, trop dure, pour le « Kankélintigui » de Sébénikoro, pourtant,  réputé pour sa main de fer dans un gant de velours. De son propre aveu, il ne dormait plus. Mais le pire est à venir. Du moins, tant qu’il n’aura pas changé de cap, de mode de gouvernance.
Dans cette interviou,  imaginaire  ou presque, qu’il a bien voulu nous accorder, au Palais de Sébénikoro, le Chef de l’Etat revient, en détails, sur les raisons qui l’ont poussé à surseoir au  référendum constitutionnel. Qui a fait couler tant d’encre et de salive. Sans détour.

Mr le président, pourquoi avez-vous sursis au référendum constitutionnel ?

J’y ai renoncé pour l’intérêt supérieur de la nation

C’est-à-dire ?

Après l’ultimatum que les opposants à la révision constitutionnelle m’ont lancé, j’ai compris qu’ils avaient une autre idée derrière la tête : faire tomber mon régime.

Pourquoi dites-vous cela ?

Parce qu’ils sont soutenus par toutes les corporations socio-professionnelles de notre pays : des syndicats, des magistrats…. Et même d’autres corporations, dont je ne citerai pas les noms pour des raisons évidentes. Ces corporations, qui tiennent une place de choix dans la stabilité de notre pays, n’attendaient qu’une chose, une seule : que je persiste dans ma volonté de réviser la constitution, pour qu’elles entrent dans la danse. Avec la conséquence désastreuse qui pourrait en découler.
En clair, ce n’est plus une question de révision constitutionnelle ; ces nouveaux opposants à mon régime caressaient le secret espoir de  me faire partir par tous les moyens.

Donc, c’est pour leur faucher l’herbe sous le pied que vous avez sursis au référendum constitutionnel

T’as tout compris, Le Mollah. Mais comme dirait l’autre, à Malien, Mali(e)n et demi.

Mr le président, il y a un fossé entre surseoir à un événement  et annuler cet événement. Pourquoi avez-vous choisi le premier, plutôt que le second ?

C’est pour cela que je viens de te dire à « Malien, Mali(e)n et demi ». Parce que l’écrasante majorité de la population, y compris ceux qui croient m’avoir vaincu, confondent ces deux mots. Ils ont, peut-être, de gros diplômes ; mais ils ne parlent pas la langue de Molière mieux que moi.
Laisse mouton gambader, Tabaski arrivera ! Moi, l’arrière- arrière-petit-fils de Soundiata Keïta et petits-fils adoré de « Tiémogo Bélébélé » ou « Néguédiourou Tiémogo », je n’ai pas encore dit mon dernier mot.

Si je vous comprends bien, Mr le président, vous avez reculé pour mieux rebondir ?

T’as tout compris, Le Mollah ! Ceux qui sont en train de savourer leur prétendue victoire seront surpris dans les mois à venir.

Mr le président, savez-vous que, dans le contexte actuel, vous n’avez aucune chance de rempiler pour un second mandat ?

Je le sais ! Mais crois-moi, Le Mollah, je n’ai pas encore dit mon dernier mot.

Donc, vous allez vous présenter pour un ultime mandat à Koulouba ?

Hey,  ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit !

Qu’allez-vous faire, alors ?

C’est une surprise !

Une surprise ?

Je dirais même une surprise……sur prise !

C’est-à-dire ?

C’est-à-dire sors de chez moi, car je ne dirai rien ! Je te dis que c’est une surprise, malgré tout tu continues de m’emmerder !? Si je te le dis, où est donc la surprise ? Dégage !!!! Ça t’apprendra à me poser des questions sans tête ni queue. Je dis dégage !!!!!!!!

Propos recueillis
par Le Mollah Omar

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