Goundam: Le ministre Oumou Touré à la rencontre des femmes

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Ecouter ses conseils, partager ses expériences et exposer les préoccupations respectives des femmes, voilà l’exercice auquel les femmes du cercle de Goundam, de Diré et environnants se sont livrées, samedi, 12 Aout dernier, face à leur chef de tutelle, le ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Oumou Touré, à travers une conférence.

Un après-midi pas comme à l’accoutumée au centre multifonctionnel des femmes de Goundam, ce 12 Août 2017. Venues de plusieurs contrées du cercle de Goundam et de Diré, elles ont répondu massivement à l’appel : responsables d’associations et de fédérations, femmes leaders, chargées de la Promotion féminine, de l’enfant et de la famille, elles étaient pour la première fois, face à face avec leur ministre de tutelle. Quelle aubaine! «Vous avez eu la forte chance de vous retrouver en face de notre ministre de tutelle afin d’exposer vos préoccupations, écouter ses conseils et partager ses expériences», a fait savoir le maire de la commune urbaine de Goundam, Mme Seck Oumou Sall. «Le Président de la République nous a confiés deux missions principales: il nous a dit : «allez-y partout au Mali là où vous pouvez apporter la bonne parole pour parler de l’environnement apaisé.» La deuxième mission : nous avons signé un Accord et nous nous sommes engagés à parler de l’accord pour la paix et la réconciliation, de son importance aux populations. Il nous a demandés de parler de la migration et le deuxième défi c’est l’actualité pour nous les femmes», a déclaré le ministre Oumou Touré. Présidant la conférence, le sous-préfet de Tonka Abdou Salam Diepkilé n’a pas manqué d’argument pour accompagner les femmes. «L’homme est à trois niveaux chefs : au niveau de la religion, de la culture, et au niveau de la loi, mais la gardienne du temple, de la famille, le bien être de l’homme des enfants de la société vous incombe, vous l’avez entre vos mains et quand on m’a demandé : vous allez avec les hommes ou les femmes, je n’ai pas hésité, je suis avec les femmes», a-t-il souligné.
Dans leurs allocutions respectives, les chargées de la Promotion féminine, de l’enfant et de la famille, de Goundam et Diré ont salué l’initiative et témoigné être pour la première fois en face de leur chef de tutelle depuis leur prise de fonction à la tête de ce service déconcentré de l’Etat. Elles ont salué Oumou Touré pour son combat infaillible de la cause féminine depuis fort longtemps.

Des dures épreuves communes

Faisant l’inventaire de la situation des femmes dans le cercle, la chargée locale de leur promotion, Mariam Bouri Touré, dira qu’elles sont laborieuses mais souffrent. «Elles sont à saluer pour le rôle prépondérant qu’elles jouent pour le bien être de leurs familles. En plus du ménage, elles font le maraichage, l’arboriculture, l’embouche, la transformation de certains produits agricoles, la teinture, la savonnerie, le petit commerce. Elles connaissent leurs droits et accomplissent à souhait leurs devoirs. Elles sont dans différentes associations, coopératives et fédérations où elles sont bien organisées. Elles s’occupent du développement de nos villes et villages et du bon devenir de leurs familles et de leurs enfants», a-t-elle précisé. Et sa collègue de Diré Mariam Touré, de renchérir que celles de son cercle sont très laborieuses et pratiquent l’agriculture, l’élevage, la pêche, la maroquinerie, le maraichage, l’assainissement comme activité. Ces amazones, reconnaissent les chargées, sont confrontées à plusieurs difficultés, notamment l’insuffisance de formation, le manque de moyens et de partenaires, l’analphabétisme, la cherté de la vie, la migration, la déscolarisation des filles, et l’excision (à Diré). Elles ont exprimé leur inquiétude face à l’insécurité qui sévit dans le pays. «L’insécurité ne nous permet pas de nous épanouir et pire, nous trouble le sommeil. Il n’y a aucune voie sûre entre des villages où on veut se rendre. Même la route nationale n’est pas épargnée des braquages, les dépouillements et beaucoup de femmes en sont victimes. Au delà des matériels emportés, certaines femmes ont même subi le viol. A quand le bout du tunnel ? Etant de ces milliers, vous savez de quoi nous souffrons et votre passage à la tête de ce département devrait laisser des traces», a expliqué Mariam Bouri Touré.
Dans ses explications de plus d’une heure, le ministre Oumou Touré n’y est pas allée avec le dos de la cuillère. En véritable amazone, femme de terrain douée d’une connaissance du milieu et de ses réalités surtout la vie associative, Oumou Touré a éclairé les lanternes de ses sœurs. Elle les a exhorté de s’impliquer davantage dans leur combat pour le retour de la paix, en faisant du slogan «environnement apaisé» une réalité dans leurs actions quotidiennes. «Les femmes doivent savoir que leur implication pour un environnement apaisé est plus que nécessaire. Nous devons nous mobiliser. Avant de réclamer ses droits, faites vos devoirs. Les femmes ont beaucoup de stratégies pour ramener les choses là où les hommes n’en peuvent plus. Chacun a sa façon d’aimer sa patrie et a ses stratégies de la défendre et manifester son patriotisme», a-t-elle martelé.

 

Par A.M.Bangou dit
ECRIVAIN depuis Goundam
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