Furieux après la démolition de sa ferme, Abdoulaye Niang fait feu de tout « boa » !

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Dans une vidéo publiée jeudi dernier sur Youtube, Dr Abdoulaye Niang menace de faire enfermer les magistrats complices de la démolition de sa ferme. L’ancien employé des Nations Unies accuse des ministres de n’avoir rien fait pour empêcher la violation de ses droits.

Connu pour ses positions tranchées contre certaines décisions du régime IBK, Abdoulaye Niang est en colère. Sa ferme de 4 hectares située à Samanko dans la commune Rurale de Mandé cercle de Kati qui abrite la tombe de sa mère a été démolie. Le Directeur Exécutif du réseau de citoyenneté « Joko ni Maya » promet la guerre aux maires, aux juges, aux avocats, aux préfets et même aux ministres tous responsables, à ses yeux, de l’état désastreux du foncier au Mali.

«J’ai écrit trois fois au ministre de la justice, j’ai envoyé des copies de ma lettre au Premier ministre, au ministre des Investissements, au ministre de l’Agriculture et au ministre de la Sécurité, personne, à part le ministre de la justice, n’a réagi », déclare Dr Niang. « Le ministre de la Justice m’a reçu une fois pendant deux heures. Il a bien compris la situation, mais il n’a rien fait parce que c’est un système dans lequel on se délaisse», s’indigne-t-il.

Emu, les traits du visage tirés, le ton grave, entrecoupé par de légers bégaiements, Pr Niang explique, un plan de lotissement sous la main, la supercherie  à l’origine de son malheur.

C’est en 1976 que j’ai acquis ce lot n°35/B d’un vendeur qui l’a lui-même eu avec feu Famoussa Bagayoko. Une confusion administrative a attribué cette parcelle à son homonyme Famoussa Diakité qui occupait en réalité le lot n°38/B. En 2009 à mon retour au pays, Ibrahim Diakité héritier de feu Famoussa Diakité me convoque devant les tribunaux pour « occupation illégale » de la parcelle de son père.

Pour toute preuve, il a un reçu de paiement partiel de 5000 fcfa tandis que la réquisition 35-26 de 1964 attribue ce lot 35/B à Famoussa  Bagayoko. Comment peut-on, alors, parler d’occupation illégale? S’interroge Dr Niang dans la vidéo de 12 minutes.

«Ils doivent aller en prison tous ces juges, ces avocats et l’huissier qui dit que je n’ai ni droit ni titre». Conformément aux dires du président IBK, indique Dr Niang,  le peuple malien doit se lever pour mettre fin à ces « pratiques de procès monnayés dans les bureaux », conclut-il.

Mamadou TOGOLA