Front social: les magistrats signent une trêve avec le gouvernement

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Après un mois de paralysie, le service a repris, lundi dernier, dans les tribunaux. Les magistrats enterrent la hache de guerre pour trois mois. Le temps pour les uns et les autres de faire le point et panser les blessures.

Il faut le dire, la grève des magistrats a eu des conséquences terribles sur le plan économique, social et même juridique. Plusieurs personnes privées de leur liberté n’ont pu être déférées. Des détenus ayant purgé leur peine sont restés enfermés pendant 720 heures supplémentaires. Pire, la grève des magistrats reste incomprise par la grande majorité des Maliens. «Pendant que nous cherchons à manger trois fois par jour, certains veulent s’enrichir sur notre dos. Pour une justice à deux vitesses», se plaint Diarra, un mécanicien qui regrette l’absence d’un Etat fort au Mali.
Un communiqué conjoint du Syndicat autonome de la Magistrature (SAM) et du Syndicat Libre de la Magistrature (Sylima), explique qu’un « accord sur le salaire et un accord sur plusieurs indemnités» ont été trouvés. Les deux syndicats ont appelé au respect scrupuleux des engagements pris ainsi que le délai de mise en œuvre, soit trois mois. En cas d’inexécution, les syndicalistes se réservent le droit de reprendre la grève, sans préavis.
Il faut rappeler que les magistrats ont du mettre de l’eau dans leur vin. Eux qui demandent 5 millions d’augmentation de salaire pour le premier président de la Cour suprême, 5 millions pour le procureur général près la Cour suprême, 4,5 millions pour les conseillers et les avocats généraux au niveau de la Cour suprême, 4 millions pour les magistrats de grade exceptionnel, 3,5 millions pour les magistrats de premier grade et 3 millions pour les magistrats de deuxième grade. A l’issue de cette grève, les magistrats repartent affaiblis par des querelles intestines et de leadership. Certains magistrats de l’intérieur ont montré leur mécontentement suite à la signature de l’accord. Ils s’estiment en insécurité, vu le nombre de garde qui leur est affecté.
Par ailleurs, la sortie médiatique précoce, du désormais ex président du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM), Mohamed Cherif Koné, pour annoncer la fin de la grève n’est toujours pas digérée par ses collègues. Ainsi, le gouvernement a du faire signer un deuxième accord par le SAM, qui lui a fait savoir que la signature de Mohamed Chérif Koné n’engage plus ses membres. Des tergiversations qui font dire à plus d’un que des vérités seront dites pendant cette période qui n’est en réalité qu’une trêve.

Mamadou TOGOLA
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