Drépanocytose : Plus de 12 % de la population malienne sont touchées par la maladie

0

Dans le cadre de la commémoration de la Journée africaine de Lutte Contre la Drépanocytose, L’association malienne de lutte contre la drépanocytose (AMLUD) a organisé, le mardi 10 mai 2022, une conférence débat sur le thème : «La drépanocytose à la rencontre des Jeunes» à l’Institut des Sciences Médicales Gorée (ISMGO) de Sabalibougou (Bamako). Ladite conférence débat était animée par Dr. Boubacar A. TOURE du Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose (CRLD), en présence de la représentante de l’AMLUD, Mme Fatoumata TOGOLA, du directeur général de l’ISMGO, Daba KEÏTA et un parterre d’étudiants. Il ressort de cette conférence débat que 12 à 17 % de la population générale malienne ont une forme hétérozygote (forme non expressive) de la drépanocytose.

Dans son discours, Mme Fatoumata Togola de l’AMLUD a fait savoir que L’Association Malienne de lutte contre la drépanocytose (AMLUD) a été créée en 1990 par les personnes affectées par cette maladie. Elle a pour but de diffuser de larges informations sur la drépanocytose qui demeure peu connu par le peuple malien. Selon elle, l’un des objectifs de l’Association est d’informer et d’éduquer le public et les drépanocytaires sur la maladie.

A ses dires, la mission de l’AMLUD est de prévaloir l’information, l’éducation, la sensibilisation et la formation sur la drépanocytose pour que cette maladie douloureuse sorte de l’ombre. « Au Mali, les dernières études épidémiologiques signalent que 12 à 17 % de la population générale malienne ont une forme hétérozygote (forme non expressive) de la drépanocytose et qu’environ 1 à 3% des enfants à Bamako, à Kayes, à Sikasso et à Koulikoro naissaient avec une forme grave de la maladie. Décrite depuis plus de 100 ans, la drépanocytose est une maladie du sang. Elle reste la maladie génétique la plus rependue au monde avec 120 millions de porteurs du trait drépanocytaire dont 2/3 en Afrique. Et 156 pays sont touchés à travers le monde », a souligné Mme Fatoumata Togola.

Selon elle, la sévérité de la drépanocytose est très variable d’un patient à l’autre et l’intensité des symptômes évolue au cours du temps pour un même patient. «Aujourd’hui avec le thème « Drépanocytose à la rencontre des Jeunes », l’AMLUD veut informer et sensibiliser la jeunesse qui sont les futurs pères et mères par rapport au dépistage prénuptial qui s’avère aujourd’hui l’unique et le seul moyen de réduire voire un jour éviter de nouveau cas de naissance d’enfant drépanocytaire. Car pour qu’il y ait naissance d’enfant drépanocytaire il faut obligatoirement qu’il y ait la maladie ou le gène de la maladie chez les deux parents biologiques. C’est-à-dire à la fois chez le papa et la maman », a conclu Mme Fatoumata Togola.

Pour sa part, le directeur général de l’ISMGO, Daba Keïta, a mis l’accent sur la sensibilisation pour diminuer le taux de transmission de cette maladie. Au cours de la conférence proprement dite, le conférencier, Dr. Boubacar A. Touré a indiqué que la drépanocytose est une maladie du sang, une maladie héréditaire qui affecte un élément du sang qu’on appelle le globule rouge.

Avant d’ajouter que c’est une maladie grave qui peut entrainer le décès si la prise en charge n’est pas faite rapidement.

A l’en croire, c’est maladie qui se soigne, mais qui ne se guérit pas. «Pour prévenir la maladie, il faut éviter le mariage entre deux personnes porteuses du gène. Pour cela, les jeunes, avant de se marier, puissent se dépister pour savoir s’ils portent le gène ou pas », a-t-il conclu.

Aguibou Sogodogo

Source:Le Républicain

Partager.