Douane : les objectifs de recettes dépasses en 2016

Google+ Pinterest LinkedIn Tumblr +
Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.
Poignée de mains entre les D.G entrant et sortant

Poignée de mains entre les D.G entrant et sortant

Sur une prévision initiale de 512 milliards CFA, portée à 523 milliards CFA par la loi des finances rectificative, la direction générale a réalisé 525 milliards CFA en décembre dernier. Soit une hausse non négligeable de 2 milliards CFA.

L’adieu du D.G sortant

L’adieu du D.G sortant

Le pari était loin d’être  gagné d’avance pour l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta au regard du contexte économique morose, aggravé par la crise politico-sécuritaire. Qui excluait trois régions, voire quatre, du contrôle de l’administration des douanes. Il s’agit, notamment, des régions de Gao, Tombouctou, Kidal et une bonne partie de la région de Kidal où, les postes de douane sont absents du fait de l’insécurité.
Réaliser 523 milliards CFA, soit une moyenne de 44 milliards CFA par mois, relève du parcours de combattant. Mue par sa seule volonté de relever le défi, l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta a gagné son pari. Avec brio.
Sur une prévision initiale de 512 milliards CFA, portée à 523 milliards CFA par la loi des finances rectificative, la direction générale des douanes a, sous l’instigation du directeur général sortant, réussi ce qui semblait relever de l’impossible : atteindre, voire dépasser, les objectifs de recettes, à elle, assignés, par le gouvernement. Avec, à la clé, un excédent de plus de 2 milliards CFA.
« On aurait pu faire mieux si les postes de douane étaient opérationnels dans les régions de Gao, Tombouctou, Kidal et une bonne partie de la région de Mopti où, le trafic en tous genres  a pignon sur rue », déplore l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, le directeur général sortant. Lequel espère voir bientôt les postes de douane rouvrir dans ces régions. Surtout, avec l’opérationnalisation des « patrouilles mixtes ».
Les raisons de cette performance
A l’origine de cette performance, saluée par les plus hautes autorités de notre pays et les partenaires techniques et financiers du Mali (FMI et Banque mondiale), le management du directeur général sortant.
De mémoire de douanier, jamais l’homme qu’il faut n’a été mis à la place qu’il faut. Triés sur le volet, les chefs de bureau ont été responsabilisés. Que ce soit à Bamako ou dans les régions, ils ont été à hauteur de mission.
Générant, à lui tout seul, la moitié, ou presque, des recettes de l’ensemble des bureaux des douanes du Mali, le Bureau des Produits Pétroliers (BPP) a vu ses recettes passer de 7 milliards CFA à 16 milliards CFA par mois. Avec des pics de 18 milliards CFA parfois. Soit une hausse de plus de 11 milliards CFA par mois.
Autre bureau, autre performance : celui du bureau régional des douanes de Kayes. Sur une prévision de 65,8 milliards CFA en 2016, il a réalisé 73,2 milliards CFA. Soit un excédent de 7,4 milliards CFA. Mieux, le bureau régional de Kayes a atteint ses objectifs de recettes dès le mois de novembre dernier.
Considéré comme l’épine dorsale de la douane, la sous-direction du Renseignement et des Enquêtes Douanières a joué un rôle prépondérant dans cette performance, jugée historique. Grâce à sa rigueur dans le traitement des dossiers, il a permis à la direction générale de dépasser  les objectifs de recettes.
Pour l’année en cours, les objectifs de recettes sont estimés à 585 milliards CFA. Soit, l’équivalent de 48 milliards CFA par mois.
Pour y parvenir, l’inspecteur général Ali Coulibaly doit, à l’instar de son prédécesseur, savoir s’entourer des meilleurs.
« Le succès consiste à savoir s’entourer des meilleurs », a dit John Fitzgerald Kennedy.

Oumar Babi

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.
Partager.

Les commentaires sont fermés.