BMI : saisie de faux médicaments d’une valeur de plus de 9 millions CFA

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La Brigade Mobile d’Intervention de la douane (BMI) a procédé, le 23 avril dernier, à la saisie de 173 cartons de faux médicaments. C’était aux environs de 2 heures du matin, entre Kangaba et Bamako. Valeur marchande de cette saisie : 9.920.000 CFA.

 

Tout est parti d’un coup de fil anonyme, reçu par les agents de la BMI. Selon leur informateur, un camion bourré de médicaments de contrebande s’apprêtait à rallier la capitale pour y vendre son « poison ».

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Constitué d’inspecteurs, de contrôleurs et d’agents, les hommes du commandant Abdrahamane Diakité mettent en place leur dispositif d’attaque.

photo BMI (2)
Vingt-quatre heures après, aucune nouvelle du camion fantôme. Alors, ils décident de se rendre sur place, armés jusqu’aux dents. Apercevant le phare du véhicule de la BMI, les occupants du véhicule suspect se dispersent dans la brousse. Avant de se fondre dans les entrailles de la nuit.
Entreprises des heures durant, les recherches nocturnes se sont révélées vaines. Mais le camion suspect est conduit, sous bonne escorte, dans la cour de la BMI. C’était vers 4h30mn du matin. Le lendemain, en début de matinée, il a été déchargé en présence des agents et du chef de la BMI.
Surprise sur ….. prise : il a été retrouvé à son bord 173 cartons de faux médicaments qui se déclinent comme suit : 80 cartons de diclopara ; 40 cartons de really extra ; 04 cartons de ceftriazone injection ; 50 cartons de gebedol ; 45 cartons de sudrex ; 06 cartons de peareactin ; 20 cartons de mixagrip. Soit l’équivalent de 1.960.000 comprimés pour un poids total de 4.900 kgs.
En dépit de leur nom, apparemment, scientifique, ces produits peuvent, à la limite, être considérés comme du poison. S’ils s’étaient retrouvés sur le marché, les conséquences pourraient être dramatiques pour leurs éventuels consommateurs.
Outre sa mission de recouvrement des droits et taxes dus à l’Etat, la douane est investie de deux autres missions, non moins importantes : la protection des populations contre les drogues et les produits psychotropes et la protection des produits industriels nationaux contre la concurrence déloyale de ceux venus de l’étranger.
Pour l’inspecteur Abdrahamane Diakité, chef de la BMI, la collaboration entre ses services et la population est nécessaire pour mettre les trafiquants hors d’état de nuire.
C’est pourquoi, il invite les populations à prendre contact avec ses services dès qu’elles aperçoivent, en ville ou en campagne, des mouvements de véhicules suspects.
C’est ainsi, et seulement ainsi, dit-il, que notre pays peut venir à bout de ce vaste trafic auquel aucun pays de la sous-région n’échappe.
A noter que le trafic de faux médicaments est prévu et puni par l’article 355 du code des douanes, notamment à ses alinéas 1, 34 et les articles 332 et 354.
Les contrevenants s’exposent à 10 ans d’emprisonnement ferme ; mais aussi, à des amendes estimées à plusieurs centaines de milliers de nos francs.

Oumar Babi

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