Arrivée précipitée des leaders de la CEMA à Bamako : les vraies raisons

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A l’issue des combats du mercredi 10 août dernier, les leaders de la CEMA avaient peur pour leur propre vie. Ils n’avaient, ni combattants dignes de ce nom, ni arsenal de guerre, pour se défendre contre une éventuelle attaque des combattants du GATIA. Qui menaçaient, la nuit tombée, de les égorger, un à un. Avant de dynamiter leurs domiciles respectifs. C’est pour échapper à ce sort, que Bilal Ag Achérif, Mohamed Ag Najim, Cheick Haoussa et Algabass Ag Intallah… se sont retrouvés à Bamako. Officiellement, il s’agissait de discuter de la mise en place des autorités intérimaires à Kidal.  Mais en réalité, les leaders de la CEMA sollicitent une entente avec le GATIA. Afin que celui –ci ne mette pas sa menace à exécution.   En effet, chaque fois que la CEMA est en difficultés, elle sollicite un accord avec le GATIA.  C’est le cas de l’accord d’Anéfis, signé la veille de la décision du GATIA de rentrer à Kidal. Au besoin, par la force. C’est aussi le cas, la veille des négociations de Niamey, tenues la veille de la décision du GATIA de prendre la capitale de l’Adrar.
Mais cette fois-ci, fort de sa suprématie militaire, le GATIA n’entend pas lâcher prise. Il  entend rentrer à Kidal et son arsenal militaire avec. Sans condition, aucune.  Auquel cas, il menace d’effacer de rayer la CEMA de la carte à Kidal.

Oumar Babi