André BOURGEOT, Directeur de recherche émérite au CNRS de Paris « On est en droit de se demander si IYAD ne sert pas les intérêts intentionnels de certaines puissances au Mali »

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Je m’excuse ! Je réponds par un sourire, voire un rire, parce qu’effectivement, c’est une question que tout le monde se pose et moi-même, je me la pose. Comment des autorités telles que l’Algérie, le Mali, la France, la MINUSMA, etc. ne sont pas en mesure de localiser et de suivre les mouvements d’Iyad Ag Ghali ? Si elles n’arrivent pas à ça, à quoi servent-elles ?  Il y a, à peu près un peu plus de dix mille militaires sur le territoire malien, ils n’arrivent pas à le saisir, ils n’arrivent pas à savoir où il est, qu’est-ce qu’il fait, est-ce un fantôme, ils ont quand même les moyens de savoir, donc, la question que je me pose : pourquoi il n’y a pas une possibilité d’intervention même brutale sur ce monsieur ? La comparaison que je vais faire est très significative : avant, il y a eu Ibrahim Ag Bahanga qui a été victime d’un accident de voiture dans le Sahara. Tout le monde sait que dans le Sahara, il y a toujours des embouteillages,  des accidents mortels de voitures, donc, Ibrahim Ag Bahanga a été victime d’accident. Personne n’est dupe, mais quand on a voulu le supprimer ça a été possible. Pourquoi dans le cas d’Iyad, c’est tellement compliqué ? Donc, si c’est tellement compliqué, on est en droit de se demander : est-ce qu’il ne sert pas d’une certaine manière  les intérêts  «  intentionnels » de certaines puissances environnementales y compris toutes les puissances politiques et militaires qui sont parties prenantes des réalités maliennes.
Propos recueillis
par Baba Dembélé

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