12e conférence de l’UPCI: De l’eau pour Isaac Sidibé!

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Du 23 au 28 janvier dernier, Bamako a abrité, pour la première fois, la conférence de l’Union parlementaire des Etats membres de l’Organisation pour la coopération Islamique (UPCI). Les uns et les autres se souviendront longtemps de cette rencontre. Car, c’est le jour où le président de l’Assemblée nationale avait cruellement besoin d’un verre…. d’eau. 

Etre l’hôte des Saoûds, ce n’est pas facile. Et ce n’est pas Issiaka Sidibé qui dira le contraire. Il a dû interrompre son discours d’ouverture de la 12e conférence de l’UPCI pour demander à boire. Tout avait pourtant bien démarré. Après les mots du président de la 11e conférence, l’Irakien Salim Aldiabouri et celui du secrétaire général de l’UPCI, Mahùud Erol Kilic, Issiaka Sidibé prend la parole devant l’auguste assemblée.

Mais la voix du président de l’Assemblée nationale est à peine audible. Pourtant, les micros sont ouverts à fond. Nonchalamment, Isaac peine à retrouver la suite de son discours de 20 pages, environ. Personne ne comprend ce qui arrive à Issiaka Sidibé. Jusqu’à ce que le maître de cérémonie, Ibrahima Diombélé, s’approche du pupitre pour déposer le micro d’un journaliste. C’est alors qu’Isaac joint la parole aux gestes. «Je peux avoir un peu d’eau s’il vous plait», dit-il en pointant son pouce vers sa bouche.

La salle s’affole. Le maître de cérémonie, les organisateurs, le protocole, les journalistes et même la sécurité s’affèrent pour lui apporter de l’eau. En moins d’une minute, les bouteilles d’eau jaillissent de partout. Ne savait-on pas qu’Isaac a, toujours, besoin d’un verre. Même si cette fois, Saint Isaac n’attend pas le verre. Il se saisit de la bouteille, à lui tendue, pour étancher sa soif. A bas les bonnes manières…! Aussitôt, l’assistance crut entendre une autre personne. La voie d’Isaac retentit de plus belle. Si bien qu’Isaac s’emporte et durcit le ton face au nouveau président américain Donald Trump.

«Aujourd’hui les Palestiniens ont, particulièrement, besoin de notre soutien, suite au désir exprimé par le président américain Donald Trump de transférer l’ambassade des Etats Unis de Tel-Aviv à Jérusalem», indique-t-il. «Il faut impérativement hausser le ton face à la poursuite de la politique intransigeante et volontariste de colonisation et de peuplement des territoires palestiniens occupés», ajoute le président de l’Assemblée nationale sous le regard médusé de l’assistance.

Mamadou TOGOLA